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Aides de l’État (MaPrimeRénov’) : Quels travaux sont éligibles cette année ?

En bref

  • MaPrimeRénov’ distingue deux parcours complémentaires: Décarboné pour remplacer le chauffage et Accompagné pour une rénovation énergétique d’ampleur avec sauts de classes au DPE.
  • En 2026, les travaux éligibles ciblent prioritairement un chauffage performant et des actions d’isolation thermique cohérentes, avec vigilance sur l’éligibilité des murs selon le parcours.
  • Les montants dépendent des revenus, du gain d’efficacité énergétique et des plafonds d’assiette; un écrêtement limite la part financée selon la couleur du ménage.
  • Le recours à un artisan RGE et, pour le parcours Accompagné, à Mon Accompagnateur Rénov’ reste indispensable pour sécuriser la qualité des travaux et les subventions rénovation.
  • Des exclusions s’appliquent: plus de chaudière gaz, pas d’isolation de combles perdus, et des restrictions sur certains gestes en parcours par geste.

Les aides de l’État mobilisées via MaPrimeRénov’ évoluent profondément depuis la mise en place des deux parcours. Le premier, dit Décarboné, permet d’accélérer le remplacement d’équipements fossiles par un chauffage performant, notamment une pompe à chaleur ou un raccordement à un réseau de chaleur. Le second, appelé Accompagné, finance une rénovation énergétique globale avec obligation d’obtenir au moins deux sauts de classe au DPE. Cette articulation vise un double effet: réduire les émissions à court terme et engager des rénovations complètes lorsque le bâtiment l’exige.

Parce que les travaux éligibles varient selon le parcours, la situation du logement et les ressources, la préparation du projet devient déterminante. Un audit ou un DPE oriente les priorités: isolation thermique là où les pertes sont majeures, ventilation adaptée pour la qualité de l’air, puis chaleur renouvelable calibrée. Dans cette logique, fenêtres double vitrage, rampants de toiture ou VMC double flux s’articulent avec les systèmes de chauffage pour maximiser l’efficacité énergétique. Les lignes qui suivent proposent un guide opérationnel, nourri d’exemples concrets, afin de sécuriser le montage de dossier, la sélection des gestes et l’optimisation des aides.

Aides de l’État (MaPrimeRénov’) : quels travaux sont éligibles cette année selon les parcours ?

MaPrimeRénov’ structure désormais les travaux éligibles autour de deux voies. Le parcours Décarboné cible le remplacement du chauffage ou de l’eau chaude par des solutions bas-carbone, puis autorise des compléments comme la VMC double flux ou certaines isolations, selon des règles précises. En parallèle, le parcours Accompagné finance un ensemble coordonné de gestes pour atteindre au moins deux sauts de classe énergétique au DPE. Cette architecture favorise un impact mesurable et durable.

Dans le parcours Décarboné, la priorité va aux équipements renouvelables: pompe à chaleur air/eau, PAC géothermique, système solaire combiné, chauffe-eau thermodynamique ou solaire, poêle à granulés, raccordement à un réseau de chaleur. Ainsi, un logement chauffé au fioul ou au gaz peut basculer vers une solution électrique pilotée par PAC, avec un gain direct sur les émissions et la facture. En outre, une dépose de cuve fioul peut être couverte, ce qui simplifie la bascule.

Attention toutefois aux limitations apparues ces derniers mois. En parcours par geste, les chaudières biomasse ne sont plus subventionnées, et l’isolation des murs connaît des restrictions. Certaines parois restent finançables, comme les rampants de toiture ou les toitures terrasses, tandis que les fenêtres double vitrage sont éligibles en remplacement du simple vitrage. Par conséquent, une lecture attentive des fiches officielles s’impose avant signature des devis.

Le parcours Accompagné impose un pilotage par Mon Accompagnateur Rénov’. Le bouquet de travaux doit intégrer au moins deux gestes d’isolation, par exemple toitures et menuiseries, ou murs et planchers. Ensuite, le chauffage performant et la ventilation viennent compléter l’ensemble. Ce chemin convient particulièrement aux maisons classées F ou G, car il s’aligne avec l’objectif de sortir des passoires. Dès lors, l’audit énergétique initial, conforme à la méthode réglementaire, décide de la trajectoire.

Un cas concret illustre l’arbitrage. La famille Pagnol vit dans un pavillon de 1979, classé E. Le DPE pointe 30 % de pertes par la toiture et 20 % par les menuiseries. L’accompagnement propose d’abord l’isolation des rampants et le remplacement par des fenêtres double vitrage, puis la pose d’une pompe à chaleur air/eau. Grâce à cette séquence, la maison gagne deux lettres et franchit le seuil des aides majorées, tout en améliorant la qualité de l’air avec une VMC double flux.

En 2023, 569 243 logements ont bénéficié d’un financement, pour 2,74 milliards d’euros d’aides versées selon l’Anah. Ce volume confirme l’efficacité des dispositifs, mais aussi la nécessité d’un cadrage exigeant. En pratique, la clé réside dans l’alignement: l’état initial du bâti, les travaux éligibles et la logique de parcours. Une analyse sérieuse au démarrage évite les impasses et oriente vers le bon taux d’aide.

MaPrimeRénov’ 2026 : articulation entre gestes isolés et rénovation d’ampleur

Le parcours Décarboné vise la rapidité d’exécution, ce qui convient aux chaudières en fin de vie ou aux systèmes trop coûteux. À l’inverse, le parcours Accompagné privilégie l’optimisation globale et apporte des taux plus élevés sur une assiette plafonnée. Par conséquent, les ménages aux ressources modestes et aux logements très énergivores ont intérêt à viser la rénovation d’ampleur.

Inversement, un appartement des années 2000, déjà doté d’une bonne isolation, gagnera davantage à remplacer un chauffage électrique par une PAC air/eau si le bâti le permet. Bien choisir son parcours revient donc à placer le curseur entre urgence, potentiel de gain et budget. L’essentiel reste de prioriser les pertes thermiques avant de surdimensionner un générateur. Cette logique ordonnée sécurise la performance et l’éligibilité.

Chauffage performant et eau chaude: les travaux éligibles MaPrimeRénov’ et les montants indicatifs

Le cœur de la transition passe par le chauffage performant. Une pompe à chaleur air/eau s’adapte bien aux maisons avec radiateurs ou plancher chauffant. Lorsqu’un terrain le permet, une PAC géothermique offre des rendements élevés et stables. En toiture, un système solaire combiné peut produire chaleur et eau chaude, tandis qu’un chauffe-eau solaire individuel allège la facture d’ECS. Dans les logements compacts, le chauffe-eau thermodynamique s’impose souvent comme le meilleur ratio coût/performance.

Pour compléter, le poêle à granulés constitue une solution d’appoint modulable, surtout en rénovation légère. Néanmoins, l’installation doit respecter les règles de sécurité et les conduits adaptés. À l’échelle urbaine, un raccordement à un réseau de chaleur bas-carbone devient pertinent lorsque la sous-station est disponible. Cette option réduit la maintenance côté logement et mutualise la performance. Enfin, la dépose de cuve fioul est finançable, ce qui libère de l’espace utile au local technique.

Les montants varient selon la couleur du ménage. Les profils bleus disposent de primes plus élevées que les profils violets. En revanche, les ménages roses ne sont pas éligibles au parcours par geste et doivent s’orienter vers une rénovation d’ampleur. Avant tout arbitrage, un bilan thermique ou un DPE permet d’éviter les surdimensionnements. Dès lors, un devis comparatif auprès d’artisans RGE sert de base solide pour la demande en ligne.

Le tableau ci-dessous synthétise des repères issus des barèmes récents. Ils aident à cadrer un budget et à comparer les options. Comme toujours, les textes officiels et le simulateur restent la référence pour figer les montants au moment de la demande.

Opération Ménage bleu Ménage jaune Ménage violet Ménage rose
PAC géothermique/solarothermique 11 000 € 9 000 € 6 000 € Non éligible
PAC air/eau ou hybride 5 000 € 4 000 € 3 000 € Non éligible
Système solaire combiné 10 000 € 8 000 € 4 000 € Non éligible
Chauffe-eau solaire 4 000 € 3 000 € 2 000 € Non éligible
Chauffe-eau thermodynamique 1 200 € 800 € 400 € Non éligible
Poêle à granulés 1 250 € 1 000 € 750 € Non éligible
Réseau de chaleur 1 200 € 800 € 400 € Non éligible
Dépose cuve fioul 1 200 € 800 € 400 € Non éligible

Ces montants s’additionnent parfois à d’autres appuis, dans le respect des règles de cumul. Par exemple, une PAC air/eau peut aussi mobiliser la prime CEE en parcours Décarboné, ce qui allège le reste à charge. Puis, l’éco-PTZ jusqu’à 50 000 € finance le solde sans intérêts. Cette combinaison permet d’éviter un arbitrage à la baisse sur les performances, et donc de préserver l’efficacité énergétique visée.

Pour illustrer, la copropriété Vigne-Rouge à Metz a choisi un raccordement au réseau de chaleur et un appoint solaire en toiture. Le bouquet a réduit les charges tout en stabilisant l’approvisionnement. Grâce aux aides de l’État et à MaPrimeRénov, la quote-part par logement est restée contenue, ce qui a permis une décision rapide en assemblée générale. Ce type de montage devient courant dans les centres urbains.

Conseils pratiques pour dimensionner un chauffage performant

Avant de trancher, il faut mesurer les déperditions réelles. Une PAC surdimensionnée court-cyclera, tandis qu’un appareil trop juste peinera en hiver. Par conséquent, l’ingénierie de l’étude technique pèse lourd dans la durabilité et dans l’éligibilité. Ensuite, la qualité de mise en œuvre influe sur le rendement saisonnier, et donc sur les économies. Enfin, le pilotage par loi d’eau et la régulation pièce par pièce consolident le gain.

En résumé, la hiérarchie des choix reste la même: limiter les pertes avant d’ajouter de la puissance, puis sélectionner une solution simple à entretenir. C’est le chemin le plus sûr pour viser des factures stables et une performance réelle dans la durée.

Isolation thermique, fenêtres et ventilation: ce qui est finançable en 2026 et comment l’orchestrer

L’isolation thermique reste la pierre angulaire d’un projet performant. Les rampants de toiture et les plafonds de combles aménagés réduisent le poste de perte le plus fréquent. Ensuite, les toitures terrasses exigent des systèmes compatibles avec l’étanchéité. Selon la configuration, une VMC double flux peut récupérer les calories de l’air extrait et améliorer la qualité sanitaire. En Outre-mer, des protections solaires sur parois vitrées protègent du rayonnement et du surchauffe.

Le remplacement de menuiseries par des fenêtres double vitrage contribue aux économies, surtout lorsqu’elles remplacent un simple vitrage. Toutefois, la priorité reste d’abord l’isolation de l’enveloppe la plus fuyarde. Un projet qui se limite aux fenêtres sans traiter la toiture risque de décevoir. En conséquence, l’analyse thermique initiale sert de boussole, car elle hiérarchise les gestes avec une vision coût/effet rationnelle.

En parcours par geste, certaines parois comme les murs ne sont plus systématiquement finançables en 2026. À l’inverse, le parcours Accompagné autorise la combinaison de plusieurs isolations, dont les murs, pour atteindre les sauts de classe requis. De ce fait, un logement très énergivore gagnera à intégrer l’isolation des murs, des toits et des menuiseries au sein d’un plan cohérent. Ce cadre maximise les taux d’aide et garantit une baisse sensible des consommations.

Un exemple concrétise l’enchaînement. Le couple M. et A. Duverger possède une maison en parpaings des années 60. L’audit révèle 35 % de pertes par la toiture et 25 % par les murs. Le scénario recommandé propose rampants R≥6, ITE sur façades nord et est, puis fenêtres double vitrage à faible émissivité côté vent dominant. En complément, une VMC double flux limite l’humidité et améliore le confort d’hiver. Le générateur passe ensuite sur pompe à chaleur, calibré après les gains d’enveloppe.

La mise en œuvre exige des détails soignés: continuité d’isolant aux points singuliers, pare-vapeur posé selon les règles de l’art, traitement des ponts thermiques de planchers. Par ailleurs, le choix des isolants doit tenir compte du climat et de la perspirance du mur existant. En toitures terrasses, l’isolant doit rester compatible avec les systèmes d’étanchéité et la charge admissible. Sans ces précautions, les performances théoriques ne se traduiront pas en économies réelles.

Ventilation et confort d’été, des leviers souvent sous-estimés

La VMC double flux s’avère pertinente lorsque l’enveloppe devient étanche. Elle récupère la chaleur de l’air vicié pour préchauffer l’air neuf. Ainsi, elle limite les pertes et assainit le logement. En climat chaud, des protections solaires efficaces, des brasseurs d’air fixes et des occultations pilotées réduisent la surchauffe. En parcours Accompagné, ces équipements s’intègrent au plan global, ce qui sécurise leur financement.

Pour clore cette partie, retenons une règle simple: l’isolation bien ciblée, associée à une ventilation adaptée, prépare le terrain du chauffage performant. Cette séquence évite les regrets et consolide l’éligibilité des travaux dans le temps.

Rénovation d’ampleur (parcours Accompagné): sauts de classes, plafonds, taux et déroulé opérationnel

Le parcours Accompagné finance un bouquet de travaux conçu pour gagner au moins deux classes au DPE. L’audit énergétique initial, obligatoire, fixe le scénario-cible et l’ordre des gestes. En règle générale, deux isolations minimum sont exigées, puis viennent ventilation et chauffage. Grâce à cette méthode, les budgets bénéficient de taux plus élevés sur une assiette plafonnée par palier de performance.

Les plafonds d’assiette suivent la marche des sauts de classe: environ 40 000 € pour deux sauts, 55 000 € pour trois, et 70 000 € pour quatre ou plus. Les taux d’aide croissent avec la précarité énergétique et décroissent avec les revenus. Ainsi, un ménage bleu obtient des pourcentages nettement supérieurs à un ménage violet. Par ailleurs, la prestation de Mon Accompagnateur Rénov’ est cofinancée et peut atteindre la gratuité pour les plus modestes, dans la limite d’un plafond dédié.

Un exemple chiffré aide à se projeter. Supposons une maison F visant trois sauts vers C, avec une assiette de travaux de 50 000 € HT. Si le ménage est jaune, et si le taux applicable se situe dans la fourchette haute des barèmes, l’aide peut couvrir une part significative de l’assiette. Ensuite, les CEE et l’éco-PTZ complètent le plan de financement pour neutraliser le pic de trésorerie. Au final, le reste à charge se cale sur les règles d’écrêtement, qui imposent un minimum à payer par le bénéficiaire.

Le déroulé administratif suit des étapes stables. D’abord, constitution du dossier sur maprimerenov.gouv.fr avec devis RGE, pièces fiscales et identité. Ensuite, réception de la notification d’accord avant tout début de chantier. Puis, exécution et suivi des travaux, avec accompagnement technique et contrôle de conformité. Enfin, dépôt des factures pour versement de la prime. En cas de mandataire, la prime peut être avancée et déduite du devis.

Le cumul des aides reste encadré. En parcours Accompagné, l’éco-PTZ finance le reste à charge sans intérêts. Toutefois, le bonus Bâtiment Basse Consommation a disparu, et le bonus sortie de passoire annoncé auparavant n’est plus d’actualité. Par conséquent, l’essentiel se joue désormais sur l’atteinte des sauts de classe et sur la cohérence du bouquet.

Écrêtement et reste à charge: comprendre les plafonds de prise en charge

Les règles d’écrêtement limitent la part finançable. En parcours Décarboné, le taux de prise en charge maximale sur le coût TTC est d’environ 90 % pour un ménage bleu, 75 % pour un jaune, 60 % pour un violet et 40 % pour un rose. En parcours Accompagné, les plafonds grimpent et peuvent atteindre 100 % pour les bénéficiaires les plus modestes, puis 90 %, 80 % et 50 % selon la couleur. Ces garde-fous garantissent un reste à charge minimal, ce qui évite les effets d’aubaine.

Au-delà des chiffres, l’objectif reste clair: orienter l’argent public vers les travaux les plus efficaces et aider d’abord les ménages vulnérables. En pratique, une simulation personnalisée demeure indispensable, car elle tient compte des plafonds d’assiette, des taux et des autres subventions rénovation mobilisables localement.

Éligibilité, logements, artisans RGE et anti-pièges: tout pour sécuriser votre MaPrimeRénov’

Les conditions liées au logement structurent l’accès à l’aide. Le bien doit avoir au moins 15 ans, être occupé huit mois par an, et devenir la résidence principale du propriétaire dans l’année suivant le versement. Une exception subsiste pour la dépose de cuve fioul, autorisée sur des logements plus récents. Par ailleurs, la demande d’aide doit précéder tout début de travaux. Ce point bloque beaucoup de dossiers en cas de précipitation.

Le recours à des entreprises RGE constitue l’autre pilier. Le label reconnaît une compétence spécifique par domaine: isolation par l’extérieur, PAC, audit énergétique, etc. Avant signature, la vérification de la mention RGE sur l’annuaire officiel France Rénov’ s’impose. Si l’entreprise n’est pas qualifiée, le dispositif RGE « chantier par chantier » peut s’appliquer, sous conditions, pour éviter de renoncer à un artisan de proximité compétent.

Les arnaques existent et la vigilance paie. Le démarchage téléphonique annonçant des travaux « gratuits » trahit souvent un montage trompeur. Une entreprise sérieuse produit un diagnostic technique, un devis détaillé et une preuve de qualification. De plus, elle explique la logique du bouquet et les impacts sur l’efficacité énergétique. À l’inverse, un discours centré uniquement sur la prime, sans parler de performance, doit alerter immédiatement.

Pour éviter les regrets, une liste courte aide à cadrer le lancement:

  • Analyser les déperditions avec un DPE ou un audit pour hiérarchiser les gestes.
  • Comparer au moins deux devis RGE par lot principaux: isolation, ventilation, chauffage performant.
  • Vérifier l’éligibilité détaillée: murs, rampants, fenêtres double vitrage, VMC, dépose de cuve.
  • Simuler MaPrimeRénov et CEE, puis intégrer l’éco-PTZ pour lisser le financement.
  • Planifier les travaux dans le bon ordre: enveloppe, ventilation, générateur, réglages.

Un scénario typique illustre l’approche. Nadia loue un T3 classé F à Rouen. Elle vise la location durable. Avec son accompagnateur, elle opte pour ITE sur pignons, remplacement des fenêtres, VMC hygro B adaptée, puis PAC air/eau compacte. Les aides de l’État couvrent une fraction importante, tandis que l’éco-PTZ finance le reste. À la livraison, le logement passe en classe D, améliore le confort, et limite les vacances locatives.

Parcours Décarboné ou Accompagné: comment décider rapidement

Si le chauffage est obsolète et que l’enveloppe est correcte, le parcours par geste convient. En revanche, si le DPE affiche E, F ou G, la rénovation d’ampleur devient pertinente, voire obligatoire à horizon proche pour les passoires. Dans le doute, un audit tranche, car il révèle les gisements réels et calcule les sauts de classe atteignables. Ce réflexe évite les erreurs de séquencement et optimise les taux d’aide.

On en dit quoi ?

MaPrimeRénov’ a franchi un cap: elle privilégie les résultats mesurables et les projets cohérents. En séparant les travaux éligibles entre un parcours Décarboné rapide et une rénovation d’ampleur structurée, le dispositif oriente mieux l’argent public. Les ménages modestes y gagnent en pouvoir d’agir, à condition de respecter la méthode et de s’entourer d’artisans RGE compétents.

Au final, la combinaison isolation ciblée, fenêtres double vitrage là où c’est pertinent, ventilation maîtrisée et pompe à chaleur dimensionnée avec rigueur reste imbattable. En s’appuyant sur Mon Accompagnateur Rénov’ et sur les subventions rénovation cumulables, chacun peut sécuriser une trajectoire durable. C’est l’essence d’une rénovation énergétique réussie: des travaux justes, exécutés dans le bon ordre, et un confort qui progresse sans mauvaises surprises.

Quels travaux sont éligibles au parcours Décarboné ?

Le remplacement du chauffage et de l’eau chaude par des solutions bas-carbone est prioritaire: pompe à chaleur air/eau, géothermique, système solaire combiné, chauffe-eau thermodynamique ou solaire, poêle à granulés, raccordement à un réseau de chaleur. Des compléments comme la dépose de cuve fioul, la VMC double flux et certaines isolations ciblées sont possibles, sous conditions d’éligibilité en 2026.

Quelles différences avec le parcours Accompagné ?

Le parcours Accompagné finance un bouquet permettant au moins deux sauts de classe au DPE, avec obligation d’intégrer deux gestes d’isolation. Un audit énergétique est requis et Mon Accompagnateur Rénov’ suit le projet. Les taux d’aide sont plus élevés, sur une assiette de dépenses plafonnée par niveau de performance atteint.

Les fenêtres double vitrage sont-elles toujours finançables ?

Oui, en remplacement d’un simple vitrage et selon le parcours. Elles s’intègrent très bien dans un plan global, notamment quand la toiture et les murs ont été traités. L’éligibilité et le montant dépendent de la couleur de revenus et des règles en vigueur au moment de la demande.

Faut-il un artisan RGE pour bénéficier de MaPrimeRénov’ ?

Dans la quasi-totalité des cas, oui. Le label RGE garantit la compétence selon un domaine précis (PAC, isolation, audit, etc.). Il est possible d’utiliser l’annuaire officiel France Rénov’ pour vérifier une entreprise. Un dispositif RGE chantier par chantier existe également, sous conditions.

Peut-on cumuler MaPrimeRénov’ avec d’autres aides ?

Oui. En parcours Décarboné, la prime CEE peut se cumuler avec MaPrimeRénov’. Dans tous les cas, l’éco-PTZ jusqu’à 50 000 € finance le reste à charge sans intérêts. Les règles d’écrêtement fixent toutefois la part maximale finançable selon la couleur du ménage.

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